En exclusivité, les dessous d’une histoire vraie, la descente aux enfers -sur fond de calomnie- d’un ancien policier exemplaire, Karim Mamèche, dit Bylka (pour kabyle), co-auteur du livre choc avec le scénariste et comédien Jean-Marc Michelangeli à la carrière intense (Plaine Orientale, La French, Mafiosa, Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand, Molière 2017 du meilleur spectacle musical). INTERVIEW.

(Photos ©️ KM et JMM)
Comment l’écriture de ce roman à deux a-t-elle été décidée ?
JMM – Lorsque Karim est sorti de prison, il cherchait un auteur pour écrire un livre « vérité », pour raconter cette histoire qui l’a marqué au fer rouge durant deux années. C’est Amar, un commerçant et ami commun, qui a fait le lien et nous a présentés, et le courant est immédiatement passé entre nous. Karim avait déjà posé son histoire sous la forme d’interviews qu’il avait données, j’ai écrit un premier paragraphe pour lui montrer le ton que je voyais pour le livre, il a été convaincu… Et c’est parti ainsi pour une belle année de travail !
Du tournage de la série à succès Plaine Orientale à l’écriture de ce récit poignant sur fond d’univers carcéral, peut-on considérer que la réalité dépasse parfois la fiction ?
JMM – Une série comme Plaine orientale est très réaliste car les scénaristes sont bien renseignés, connaissent le terrain, et vont au plus près de la réalité… Néanmoins, au fur et à mesure que je déroulais l’histoire de Bylka avec Karim, je me suis dit, en effet, que la fiction est bien souvent plus fade que la réalité et que, si on n’expliquait pas au lecteur que tout est vrai, on ne nous croirait pas !
Quels liens vous unissent tous les deux ?
JMM – C’est étrange car j’ai l’impression de connaître Karim depuis toujours ! Certainement car je suis rentré dans son intimité durant toute la durée du travail que nous avons fait ensemble. Aujourd’hui, Karim est pour moi non pas un simple partenaire d’écriture, mais un véritable ami.
Quels faits, dans les grandes lignes, vous ont-ils été reprochés, alors que votre parcours est celui d’un brigadier exemplaire, et comment expliquer cette descente aux enfers ?
KM – Tout est parti d’une dénonciation calomnieuse d’un collègue jaloux, qui s’est très rapidement rétracté, mais malheureusement, l’institution a pris en compte sa dénonciation, mais pas sa rétractation.
Ėtait-ce une forme de thérapie que de raconter les faits, votre condamnation avant d’être blanchi, en appel?
KM – Non, c’est plus une forme forme de réparation. Je ne l’ai pas fait pour l’argent ou la renommée, je l’ai fait pour laver mon honneur et pour que tout le monde sache ce qui s’est véritablement passé !
Est-ce essentiel de raconter l’univers de la BAC 18 sans concession, de l’intérieur ?
KM – Oui. Pour que tous ceux qui ont suivi cette affaire de près ou de loin comprennent comment on en est arrivé là, ce qu’il se passe dans les coulisses… notamment le travail avec les informateurs, un secret de Polichinelle, qui concerne tous les flics de France.
L’écriture d’un ouvrage aussi autobiographique peut-elle contribuer à refermer la blessure de la prison ? Ou du moins cette page.
KM – Ça peut contribuer au soulagement, mais pas à la guérison.
Comment se sent-on à l’occasion de la sortie d’un tel ouvrage ?
KM – L’écriture de cet ouvrage m’a fait vivre une seconde fois cette aventure, mais en partenariat avec Jean-Marc, elle a été beaucoup plus facile à traverser car il a su trouver les bons mots pour raconter ce cauchemar. Lorsque le travail s’est arrêté je me suis senti fier, apaisé mais aussi abandonné. Mais l’entourage familial a repris le relais et maintenant tout va bien.
Quelle sera la suite de la sortie du livre ? Une adaptation à l’écran ?
JMM – Nous avons quelques pistes pour faire une adaptation télévisuelle de ce roman, mais nous ne pouvons guère en dire plus pour l’instant.
Propos recueillis par LG.
🗓️ Date de parution de Bylka, l’affaire de la BAC 18: le 16/10/25 aux éditions La Manufacture de livres.
296 p., 20,90€.


(couverture ©️ La Manufacture de livres)
La promenade Roland Castro inaugurée dans le 20e à Paris

Cet artisan du Grand Paris aurait eu 85 ans aujourd’hui. Pour célébrer cet anniversaire à titre posthume, en ce 16 octobre, ce matin à 10h45, un espace portant son nom sera inauguré par la maire de Paris, Anne Hidalgo, dans le 20e arrondissement.
À l’origine de cette décision, la volonté de rendre hommage à cet architecte visionnaire disparu en 2023. Ses dernières œuvres : la tour baptisée « Habiter le ciel » et ses jardins aériens, entre Saint-Denis et Aubervilliers (en Seine-Saint-Denis), mais aussi le Mama Shelter, situé rue de Bagnolet à Paris.
De quoi s’agit-il? D’une promenade située sur le terre-plein central de la rue de Noisy-le-Sec.
« Fictions oniriques » ou l’étrange beauté de la Maison Abandonnée à Nice
par MÉLANIE ALEXIS
À l’approche d’Halloween, direction le quartier Valrose à Nice pour une découverte aussi surprenante qu’envoûtante : l’exposition Fictions oniriques de Charline Bourcier, installée dans la Villa Cameline, plus connue sous le nom de Maison Abandonnée.
Derrière sa façade Belle Époque un peu fanée, cette maison semble tout droit sortie d’un rêve (ou d’un film de Tim Burton). Les murs écaillés murmurent des histoires passées tandis que les toiles de l’artiste, vibrantes et poétiques, explorent les frontières entre rêve, absurdité et urgence climatique.
Charline Bourcier, inspirée par la visite d’un ancien entrepôt inondé, nous plonge dans une réflexion à la fois onirique et dérangeante sur notre inaction face au monde qui change.Résultat : une exposition à l’esthétique troublante, où le surréalisme flirte avec le malaise, et où le charme décati du lieu amplifie chaque émotion. Mention spéciale pour ce contraste hypnotique entre les couleurs des œuvres et les murs décrépis, parfait pour les amateurs d’ambiances étranges et de frissons artistiques.
📍 Maison Abandonnée – Villa Cameline : 43 avenue Montplaisir. Nice
🖼️ Expo “Fictions oniriques” de Charline Bourcier
📅 Jusqu’au 18 octobre 2025Ouvert mercredi et samedi de 15h à 18h30 // Autres jours sur rendez-vous : helene.fincker@villacameline.fr // ou texto au +33 (0)6 60 98 49 88
L’ordonnance culturelle du week-end
🖼️ Le vernissage le plus Game of Thrones : vendredi 17 octobre, la galerie Downtown dévoile sa nouvelle exposition à l’occasion du vernissage de celle-ci dès 18h. Intitulée « Trônes 2 », elle prolonge la réflexion initiée lors de son premier volet du même nom, proposé au public en 2023.
Selon la volonté de la galeriste maison, Luna Laffanour, les expositions « Downtown+ » ont pour objectif de faire dialoguer la création de la jeune scène de l’art contemporain et celles du design collectible.
📆 L’exposition Trônes 2: du 18 au 22 octobre
📍11, rue de Las Cases 75007 Paris

(Illustration ©️ Downtown+)
📜 Les 20 ans de la Guerre des Clans
(Photos ©️ LGC)
Samedi 18 octobre, pour célébrer les 20 ans de la saga La Guerre des Clans, la librairie Eyrolles propose un escape game inédit…Dans sa version originale en anglais, la saga comporte huit cycles de six romans, très prisés du jeune public en particulier. Le dernier tome paru est le cinquième du cycle VII, le Lieu sans étoiles, sorti le 11 septembre 2025 en grand format.
🕞 À partir de 15h30
📍 61 Boulevard Saint-Germain, 75005 Paris
🖼️ Le serment du Jeu de Paume et autres œuvres politiques de Jacques-Louis David au Louvre
À l’occasion du bicentenaire de la mort de l’artiste, en exil à Bruxelles, le musée vient d’ouvrir ses cimaises à une exposition donnant à voir une nouvelle dimension de son œuvre, plus politique.
Pour cet événement, une centaine de prêts exceptionnels : notamment un imposant fragment du Serment du jeu de Paume. Et la version originale de Marat assassiné.
📍Musée du Louvre, Rue de Rivoli 75001 Paris
📆 du 15/10/25 au 26/01/26.
À lundi sur paris-riviera.info, bon week-end!










