L’année 2026 marque le 70e anniversaire de l’amitié entre ces deux capitales européennes.
Qu’on la désigne par l’amitié Paris-Roma, ou par le terme de jumelage, cette relation repose sur des affinités culturelles fortes.
Le contexte de sa génèse est l’avant-signature du traité de Rome. Retour en 1956.
Le 30 janvier, Rome et Paris signent un jumelage exclusif à l’Hôtel de Ville. C’est le début d’une union annonciatrice de la naissance de l’Europe. Devise choisie par les deux capitales signataires: « Seule Paris est digne de Rome, seule Rome est digne de Paris ».
Comment ces capitales dialoguent-elles? À travers leur appétence commune pour la culture. Parmi les événements les plus représentatifs, on peut citer le festival Dolce Vita-sur-Seine.
Son originalité? Se dérouler en simultané avec l’autre festival, son pendant romain, Nouvelle Vague sul Tevere. Dolcevita-sur-Seine et Nouvelle Vague sul Tevere sont l’émanation de ce jumelage, avec une programmation en miroir. Un peu de patience, la prochaine et 5e édition de ce double festival aura lieu en juillet 2026.
Mais cette semaine, le point d’orgue des animations proposées à Paris pour célébrer les 70 ans du jumelage parisiano-romain est le concert de Nicola Piovani. Ce chef d’orchestre italien n’est autre que le compositeur de la musique du film La Vie est Belle, qui lui a valu un oscar en 1999.
🎹 Concert de Nicola Piovani: ce soir, au théâtre de la Ville à 20h
📲 Réservation: https://www.theatredelaville-paris.com/fr/spectacles/saison-25-26/musiques/nicola-piovani-note-a-margine#calendar
💶 Tarif: de 5 à 24€.
Table coup de cœur: le Beaurepaire réinventé à Notre-Dame



(Photos ©️ LGC)
Après de longs mois de fermeture, cet antre de la cuisine française authentique, secret jalousement gardé par les inconditionnels, a réouvert début janvier. Nouvelle décoration, plus cosy, et nouvelle carte plus orientée vers la gastronomie créative qu’essentiellement aux accents du Sud-Ouest. Parmi les plats iconiques: la planche de la mer de la Maison Kaviari, le boudin noir basque snacké, la saucisse de Toulouse au couteau…Et si affinité, l’île flottante maison, le Saint-Marcelin de la mère Richard à la carte des desserts.
Reinventé mais fidèle à ses valeurs, générosité et convivialité, ce restaurant a plus d’un atout. Ce qui séduit les passants, c’est avant tout sa situation géographique idéale, face à Notre-Dame de Paris, le restaurant est bordé d’une place au charme intemporel, arborée et accueillante au croisement des rues de la Bûcherie, des Grands Degrés et Frédéric Sauton.
📍Le Beaurepaire Notre-Dame: 1, rue de la Bûcherie 75005 Paris
🕖 Ouverture: du mardi au samedi, 12h – 14h30 / 17h30 – 23h.
Escapade dans la principauté (imaginaire) de Seborga
Par MÉLANIE ALEXIS


(Photos © Governo del Principato di Seborga)
À quelques lacets au-dessus de la Riviera italienne, la route quitte les palmiers, grimpe dans la colline et traverse une frontière. Nous voilà en principauté de Seborga. Du moins, c’est ce que le village aime raconter.
Officiellement, Seborga est une commune italienne comme tant d’autres. Officieusement, depuis 1963, ses 300 habitants entretiennent le mythe d’une indépendance : drapeau, hymne, monnaie locale et même une princesse ! Une principauté fictive, parfaitement assumée, qui fait aujourd’hui partie du folklore local. Les touristes curieux jouent le jeu, achètent un passeport souvenir et prennent la pose sous les drapeaux bleu et blanc.
Ruelles pavées, église baroque, maisons de pierre et vues plongeantes sur la Méditerranée complètent l’expérience. À quelques kilomètres de la (véritable) Principauté de Monaco, Seborga propose une autre forme de luxe : celle d’un imaginaire partagé…
🍽️ Le bon plan: Ristorante Marcellino’s, sur la place du village, une table simple et chaleureuse pour goûter à la cuisine ligure. Au menu: pâtes fraîches, produits locaux, ambiance conviviale.
📍Via Antonio Miranda, 2, Seborga, Ligurie, Italie.
L’ordonnance culturelle de la semaine
🎭 Cyrano. Rêver, rire, passer…À la Pépinière théâtre à Paris
« En 1983, plus de 40 ans déjà, j’ai joué Cyrano au Théâtre Mogador. J’ai connu la joie, l’angoisse aussi d’exécuter et vivre un rêve d’enfant. Qu’est devenu ce personnage aimé de tous qui toute une vie m’a accompagné ? J’ai envie très simplement de le savoir. La joie enfantine qui me donnait des ailes en 1983 sera plus profonde, apaisée, méditative : être tout simplement encore en vie et sur les planches. « Rêver, rire, passer » comme dit Cyrano ; ce que je ferai dans la version intimiste d’une nouvelle adaptation. » Jacques Weber
📍La Pepiniere théâtre: Paris 2e
🎟️ Billetterie: https://www.offi.fr/theatre/theatre-la-pepiniere-2986/rever-rire-passer-103838.html#reservationCalendrier
🏰Les 80 ans de l’UMAM au château Grimaldi à Cagnes-sur-Mer
Le château-musée Grimaldi accueille l’exposition « Les 80 de l’UMAM, Viallat, Charbonnel et 15 dessinateurs contemporains » jusqu’au 16 février 2026.
Pour les 80 ans de l’UMAM, union méditerranéenne pour l’art moderne, le château-musée Grimaldi accueille une exposition d’exception.
Sept mois d’exposition co-organisée par l’UMAM et la ville de Cagnes-sur-Mer s’achèvent bientôt. Un vibrant hommage à un héritage vivant.
Sous le commissariat de Simone Dibo-Cohen, présidente de l’UMAM, deux figures majeures ont été conviées pour incarner cette traversée historique: Claude Viallat et Christophe Charbonnel.
Claude Viallat, cofondateur du mouvement Supports/Surfaces cultive dès les années 1970, la liberté du motif, du tissu, du rythme. Quitte à peindre sur des tissus de récupération bâches militaires, draps anciens, parasols, toiles de jute.
Au premier étage, 15 dessinateurs partagent les espaces avec les œuvres monumentales de Christophe Charbonnel: figures de bronze et de silence. Quinze œuvres : archers, bustes, sentinelles – habitées par la mémoire des mythes et par une tension sculpturale d’une intensité rare.
📍Château musée Grimaldi: place du Château 06800 Cagnes-sur-Mer.
À jeudi sur paris-riviera.info!


