pub

(Thalia Graziani alias Graziani Art, à la galerie O Quay, à Paris 5e. Photo ©️ LGC)

En intitulant sa récente exposition KULTURE DU VIDE, Graziani Art interpelle et rend hommage à cette Gen Z, qui malgré les apparences, a tant à dire. RENCONTRE-INTERVIEW d’une artiste à suivre.


En parcourant votre exposition à la galerie O Quay, à Paris 5e, on est happé au premier regard par votre univers musical. Quel(le)s artistes vous racontent le mieux?

Je dirais que les artistes qui me racontent le mieux sont ceux qui ont un parcours similaire au mien, ou du moins ceux qui partagent leur art avec passion, au point que cela se ressente dans leur musique.

Étant une grande fan de R&B, je suis allée voir Warren Saada en concert à l’Olympia. Pendant le concert, il a parlé de ses débuts et raconté que, pour se motiver, il écrivait ses objectifs sur des post-it qu’il accrochait dans sa chambre : atteindre un certain nombre de streams, remplir le Zénith, etc. Et tout cela, bien avant d’arriver jusqu’à l’Olympia.

C’est ce genre de parcours qui me parle particulièrement : voir un artiste partir avec des objectifs, travailler avec passion et finir par accomplir des choses qui semblaient encore lointaines quelques années auparavant.

-Musique, cinéma, quels autres domaines inspirent votre peinture ? 

Plus que la musique et le cinéma, ma peinture est inspirée par tout ce que je peux consommer dans la vie et sur Internet en général. Pendant mon temps libre, j’aime regarder des vidéos sur YouTube ou sur d’autres plateformes, et je ne compte plus le nombre de fois où j’ai ri, découvert des choses ou échangé avec d’autres personnes autour de toute cette culture d’Internet.

Je n’avais jamais vraiment vu quelqu’un peindre la culture des réseaux sociaux, comme les mèmes par exemple. Je me suis alors dit qu’il n’y avait aucune limite dans l’art et que rien ne m’empêchait de figer dans le temps des scènes ou des images qui, à un moment donné, m’ont divertie, marquée ou simplement fait rire.

Ça peut être un mème, un manga, une scène de clip, un jeu vidéo ou n’importe quelle image issue de la culture que je consomme.

Finalement, ma peinture est aussi une manière de garder une trace de toutes ces références qui font partie de ma génération et de mon quotidien.

Interpellant le public au sujet de la KULTURE du vide, votre génération (la gen Z) a beaucoup à dire, n’est-ce pas? 

Oui, notre génération, la Gen Z, a beaucoup à dire. Nous sommes une génération qui aime partager, créer, échanger, mais aussi une génération extrêmement connectée. Cette façon de vivre est beaucoup remise en question, notamment à travers l’expression « culture du vide », utilisée ces dernières années pour dénoncer la surconsommation d’informations et de contenus à travers les réseaux sociaux : des contenus qui s’enchaînent, se mélangent et finissent parfois par nous abrutir.

À travers mon exposition, je voulais justement aller à l’encontre de cette idée. Montrer que cette « culture du vide », comme on l’appelle, est finalement une culture comme une autre. Tout dépend de ce que l’on choisit d’en faire et de ce que l’on choisit de consommer.

Internet et les réseaux sociaux peuvent aussi nous inspirer, nous faire découvrir, créer, rire, échanger et partager. Avec ma peinture, j’ai voulu sortir toutes ces références de nos écrans pour les rendre bien réelles : un mème, un manga, une pochette d’album, une scène de film, un jeu vidéo, un clip ou encore un moment devenu viral.

Et c’est peut-être là tout le paradoxe de Kulture du vide : prendre une culture que certains considèrent comme « vide » et montrer tout ce qu’elle peut contenir. La transformer en quelque chose de réel, capable de rassembler différentes générations et différents univers au même endroit.

-La peinture, un bon medium pour traduire les émotions et les rêves de votre génération ?

Effectivement, la peinture est un très beau médium pour traduire les émotions et les rêves de notre génération. Mais j’irais même plus loin : je dirais que c’est l’art en général.

J’ai choisi la peinture parce que c’est ce qui me passionne, et surtout parce que c’est la forme d’art que je sais pratiquer. Mais je pense que toutes les formes d’art peuvent parler à tout le monde, transmettre une émotion, raconter une époque ou simplement laisser une trace.

Ce sont des couleurs qui restent figées dans le temps et qui nous permettent de rêver grand. Des coups de pinceau donnés aujourd’hui marqueront peut-être des générations futures. C’est aussi ça qui me plaît dans l’art : on crée avec ce que l’on vit maintenant, sans forcément savoir jusqu’où cela pourra aller ni à qui cela parlera demain.

À notre échelle, avec nos références, nos émotions et notre manière de voir le monde, on écrit l’histoire à notre façon.

-Vos rêves, justement, pour la suite? 

Mes rêves pour la suite ? Continuer à partager mon art avec le plus de personnes possible et faire des expositions partout en France, en Europe et, je l’espère, dans le monde.

Mais plus que de simples expositions, j’ai envie de créer de véritables rendez-vous et de marquer les personnes qui viennent découvrir mon univers. Des moments où chaque visiteur peut, le temps d’un instant, mettre sur pause les tracas de la vie, profiter, découvrir, rire, échanger et simplement se laisser porter par ce qui l’entoure.

Et si, en repartant, certaines personnes se mettent elles aussi à rêver plus grand, à croire davantage en leurs projets ou même à créer à leur tour, alors j’aurai réussi quelque chose d’encore plus important que simplement exposer mes peintures.

Je veux que mon art voyage, mais surtout qu’il donne envie aux autres d’aller plus loin.


pub

À Cannes, la magie du Yachting festival se poursuit

Il fait bon vivre ou passer le week-end dans la cité du 7e Art, qui est aussi celle du nautisme…Cette nouvelle édition du Yachting festival, dans la même veine que la précédente, mise sur les unités moins polluantes tout en conciliant le cap sur l’innovation et la performance accrue.

49e édition déjà. Le Cannes Yachting Festival dévoile les lauréats de la deuxième édition des Innovation Route Awards. Du mouillage intelligent à la propulsion hybride, en passant par la réduction de l’impact environnemental des moteurs et la restauration de la biodiversité marine, 5 projets sont récompensés. Le critère : imaginer une plaisance plus innovante, plus responsable et toujours plus inspirante. Tous figurent parmi les 47 innovations sélectionnées pour l’Innovation Route, parcours à explorer au cœur des deux ports du Festival jusqu’au 13 septembre 2026.

Portée par la transition énergétique, la connectivité embarquée et une exigence croissante de durabilité, la filière nautique connait une profonde transformation. Chantiers, équipementiers et entreprises de services développent de plus en plus des solutions concrètes et mesurables pour réduire les émissions, optimiser la consommation d’énergie, alléger les matériaux, faciliter les manœuvres en préservant les écosystèmes marins. Initiée en 2024 par le Cannes Yachting Festival, l’Innovation Route valorise celles et ceux qui font avancer le secteur. Réparti au sein du Vieux Port et de Port Canto, ce parcours invite les visiteurs à découvrir les projets les plus audacieux présentés sur le salon. Une vision d’avenir durable de la conception pour mieux vivre la mer.

Chiffres clés de l’édition 2026

📅 Jusqu’au 13 septembre.

🔍  Plus de 680 acteurs du secteur nautique.

🛥️Plus de 710 unités à flot et à terre (de 5 à 55 mètres)

📍entre le Vieux Port et le Port Canto à Cannes.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur paris-riviera.info

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture